C’est bien à une nouvelle réforme qu’on nous prépare !!!

Mardi 5 mars 2013

retraites

De qui se moque-t-on ?

Ou plutôt, de qui les socialistes se moquent-ils ?

Il ne vous aura pas échappé qu’avec la mise en place, mercredi dernier, d’une « commission d’experts » sur la question des retraites, c’est bien à une nouvelle réforme qu’on nous prépare. Je n’en conteste pas le bien fondé.

Je remarque seulement que les arguments avancés aujourd’hui pour la justifier sont les mêmes, exactement les mêmes, que ceux mis en avant par Nicolas Sarkozy en 2010 et que la gauche combattait alors, et avec quelle violence !

Souvenez-vous des déclarations enflammées des ténors socialistes, des hurlements des syndicats, des manifestations à répétition… ils ne nous avaient rien épargné.

Hier, les pronostics du Conseil d’orientation des retraites (COR) étaient dénoncés, vilipendés par les socialistes quand, aujourd’hui, ils sont soudain devenus parole d’évangile.

Faux-cul, la ministre en charge du dossier, Marisol Touraine, botte en touche, expliquant que le « temps des décisions n’est pas encore venu »

Et comble de l’hypocrisie, c’est le député des Landes, Henri Emmanuelli, le porte-parole de la gauche du PS, qui parle d’allonger la durée de cotisations.

Il ne manque pas de culot après ce qu’il disait sur la réforme Woerth…

Ce ne sera, me direz-vous, qu’un changement de cap de plus.

On n’en est plus à un près, tant les marches arrières, les renoncements, les reniements sont légions.

Et certains s’étonneront que plus des deux tiers des Français se disent déçus de François Hollande.

Dont un peu moins de la moitié de ceux qui ont voté pour lui… Mais voilà, le réel existe et le PS l’a rencontré.

Pendant ce temps, en Suisse, qui n’est pas socialiste que je sache, les électeurs ont largement approuvé la limitation des « rémunérations abusives » des patrons et, notamment, l’interdiction de leurs parachutes dorés.

Eh oui, ils ont, eux, le droit de s’autosaisir et de se prononcer sur telle ou telle question. Cela s’appelle une votation, un référendum d’initiative populaire.

Vous savez, ce qu’à Matignon comme à l’Élysée, on brocarde du nom de populisme.

Tout cela n’est pas grave.

En France, faut-il le rappeler, les parachutes dorés et autres retraites chapeaux ne sont toujours pas interdits mais seulement soumis à des cotisations sociales…

Qu’on se rassure, nos amis socialistes ont d’autres idées. Ils vont taxer le diesel.

C’est pour notre santé !

On ne va quand même pas se plaindre.

Et puis, on n’est pas à Genève.

Même si Jean-Marc Ayrault juge qu’il faut « s’inspirer » de cette « excellente expérience démocratique », n’en croyez pas un mot : personne ne nous demandera notre avis.

Robert Ménard, le 4 mars 2013
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Publié 5 mars 2013 par jacqueslucienne dans == CONSO

  • CA POURRAIT CORRESPONDRE A UN CERTAIN FRANCOIS_
    il etait une fois un enorme monstre qui mangeait tous les habitants de la foret! Rien ne pouvait l'arreter.Mais un jour,il s'ecroula raide mort... a l'autopsie on constata qu'il avait un anus si minuscule qu'il ne pouvait pas evacuertout ce qu'il avait devore. MORALITE:quand t'es un petit trou du cul,evite d'avoir une grande gueule

  • MAZARIN

    A méditer, la citation de Colbert & Mazarin, qui n'a pas pris une seule ride !

    Colbert : Pour trouver de l'argent, il arrive un moment où tripoter ne suffit plus. j’aimerais que Monsieur le Surintendant m'explique comment on s'y prend pour dépenser encore quand on est déjà endetté jusqu'au cou…
    > > > > > > > > > > Mazarin: Quand on est un simple mortel, bien sûr, et qu'on est couvert de dettes, on va en prison. Mais l'État…, lui, c’est différent. On ne peut pas jeter l'État en prison. Alors, il continue, il creuse la dette ! Tous les États font ça.
    > > > > > > > > > > Colbert : Ah oui ? Vous croyez ? Cependant, il nous faut de l'argent. Et comment en trouver quand on a déjà créé tous les impôts imaginables ?
    > > > > > > > > > > Mazarin : On en crée d'autres.
    > > > > > > > > > > Colbert : Nous ne pouvons pas taxer les pauvres plus qu'ils ne le sont déjà.
    > > > > > > > > > > Mazarin : Oui, c’est impossible.
    > > > > > > > > > > Colbert : Alors, les riches ?
    > > > > > > > > > > Mazarin: Les riches, non plus. Ils ne dépenseraient plus. Un riche qui dépense fait vivre des centaines de pauvres
    > > > > > > > > > > Colbert : Alors, comment fait-on ?
    > > > > > > > > > > Mazarin: Colbert, tu raisonnes comme un pot de chambre sous le derrière d'un malade ! il y a quantité de gens qui sont entre les deux, ni pauvres, ni riches… Des Français qui travaillent, rêvant d'être riches et redoutant d'être pauvres ! c'est ceux-là que nous devons taxer, encore plus, toujours plus ! Ceux là ! Plus tu leur prends, plus ils travaillent pour compenser… c'est un réservoir inépuisable.
    > > > > > > > > > >
    > > > > > > > > > > Extrait du "Diable Rouge" !
    > > > > > > > > > > C'était il y a 4 siècles !